lundi 16 novembre 2009

♬♪♩ In Between the Notes ♩♪♬ - films musicaux (003)




photo: otherminds.org

Un film que je voulais vous déjà présenter c’est In Between the Notes (1986) du réalisateur américain William Farley. Il s’agit d’un court documentaire de 28 minutes sur Pandit Pran Nath (* 1918 Lahore/Pakistan - †1996 Berkeley/Californie), qui était le dernier chanteur Raga d’une grande quantité de maîtres vocalistes du nord de l’Inde de style classique Kirana.

Pour vous donnez une explication comprehensible du Kirana, je me permets de citer l’explication anglaise de Wikipedia : « In the Kirana Gayaki, the individual swaras (notes) of the Raga are considered not just random points in the scale but independent realms of music capable of horizontal expansion. Mind blowing, emotion drenched Pukars in the higher octaves form a part of the musical experience. Another unique feature of this gharana is the highly intricate and ornate use of the Sargam Taan, (weaving patterns with the notations themselves) which was improvised by Ustad Abdul Karim Khansahab as a direct influence of the Carnatic Classical style. »

Depuis la fin des années 1930 Pran Nath a été engagé à jouer sur All India Radio et a rapidement acquis la célébrité en tant que nouveau jeune maître du style. Après une longue carrière en Inde, en 1970 Nath Pran a rencontré les compositeurs américains, Terry Riley et La Monte Young et son jeune épouse, l'artiste plasticienne Marian Zazeela, qui tous sont devenus ses disciples. Principalement grâce à leur dévouement et l'effort, Pran Nath a pu commencer une nouvelle carrière dans l'Ouest en tant que professeur et interprète.

Le film retourne à ses origines afin de montre bien comme Pandit Pran Nath a résisté à toutes les occasions pour faire avancer sa carrière dans le commerce. Son travail a toujours impliqué une recherche de la pureté d'expression, de trouver la nuance exacte de la hauteur tonale et de la qualité, selon ses termes, « in between the notes », pour épouser parfaitement l'état d'esprit et la nature du raga effectué. J’adore vraiment le film parce que c’est un style musical très peu médiatisé et il nous donne également la possibilité de mieux comprendre un peu le concept principal du style.

Si ça vous intéresse, je vous invite de lire l’article sur Terry Riley et la musique minimaliste dans l’édition 278 du magazine anglais WIRE. Demandez-moi et je peux vous la prêter volontairement.


 
Sources :
http://www.farleyfilm.com/
http://www.otherminds.org/shtml/Notes.shtml
http://en.wikipedia.org/wiki/Kirana_gharana
http://www.otherminds.org/html/Prannath.html
http://www.thewire.co.uk/

dimanche 15 novembre 2009

♨ ISIS ♨ – à l’Usine le 25 novembre 2009




design: Seldon Hunt

Je suis relativement sûr que le 24 novembre sera un jour quand l’Usine à Genève va être plein à craquer, car c’est le jour quand le groupe Isis hypnotisera les gens avec leur musique ultrasophistiquée. J’en ai déjà vu Isis cinq fois et c’était toujours une expérience formidable parce que le groupe sait vraiment comment impressionner les auditeurs.

En 2003, j’avais le plaisir d’être avec le groupe pendant trois jours pour réaliser l’interview ci-après avec Aaron Turner, guitariste, chanteur et graphiste polyvalent d’Isis et également fondateur du label extraordinaire Hydra Head. Je ne veux pas anticiper sur la qualité du concert, mais si vous allez voir qu’un concert cette année, je vous conseille de voir Isis. Depuis Genève est devenue une ville non-fumeur, les fumeurs de marijuana sont priés de s’intoxiquer cette fois-ci devant le bâtiment si le groupe prêche d’exemple…

Voici le dernier vidéo pour la chanson 20 minutes, 40 years, qu’on a juste mis en ligne, il y a une semaine. Toujours beaucoup plus d’info ici.















††† HEAVY METAL IN BAGHDAD ††† – films musicaux (002)




Dimanche passé, j'ai vu un documentaire exceptionnel à la Romandie qui montre la vie quotidienne très difficile d’ACRASSICAUDA, premier et seul groupe « Heavy Metal » en Iraq. Le film a été réalisé par deux Canadiens Suroosh Alvi et Eddy Moretti avec l’aide des quelques assistants très courageux. L’équipe a produit le film pendant une période de trois ans en filmant le groupe à Bagdad et Erbil en Iraq, Beirut, Lebanon et Damascus en Syrie après avoir lu un article dans le magazine canadienne VICE.

Le film commence en montrant la voyage compliqué de journalistes et une des premières images était tout d'abord comment l'équipe s'habillait avec des gilets pare-balles. Le travail de journalistes était donc vraiment un grand risque juste en accompagnant le groupe dans la capitale ou le mort leur poursuivait constamment.

Le documentaire ne montre pas seulement par conséquent la détermination de jeunes hommes iraquiens de poursuivre leurs rêves de jouer dans un groupe « Heavy Metal » dans un environnement dangereux et peu tolérant de la culture populaire occidentale. Heavy Metal In Baghdad témoigne par ailleurs la vie quotidienne d’habiter dans la capitale la plus dangereuse du monde et gérer le risque d’être tué par un tireur d’élite d’un moment à l’autre.

Depuis 2009, le groupe a pu déménager aux Etats-Unis avec un statut de réfugié. Vous pouvez regarder le film entier ci-après.



Photos :
media kit sur www.heavymetalinbaghdad.com

Sources :
http://www.viceland.com/int/v11n1/htdocs/no.php
www.heavymetalinbaghdad.com
http://www.nytimes.com/2009/02/03/arts/music/03metal.html

dimanche 8 novembre 2009

*** UNTIL THE LIGHT TAKES US *** – films musicaux (001)




Until The Light Takes Us raconte l'histoire du black metal, un mouvement idéologique et genre composé évidemment de metal, de meurtriers, de flambeurs d’église et de suicidaires. Le genre est devenue une part de la scène musicale dans le milieu des années quatre-vingt-dix quand une série de suicides, de meurtres et d'incendies église a accompagné l’explosive croissance artistique et la production d'une scène musicale extrême.

Le film était réalisé par deux américains Aaron Aites et Audrey Ewell qui ont déménagé en Norvège pour vivre avec les musiciens de la scène Black Metal norvégienne pendant plusieurs années pour se concentrer sur le film. Ceci leur donnait l'opportunité de construire des relations pour créer un portrait étonnamment intime de cette violence.

L’aspect le plus intéressant du film est sûrement une certaine concentration sur les articles sensationnalistes des médias norvégiens. La médiatisation de cette subculture et cette rébellion contre le christianisme et la culture moderne étaient par conséquence complètement malentendu et mal interprété. Les médias prétendaient simplement que ce petit cercle des fans de Black Metal brûlaient les églises pour des raisons sataniques, mais comme vous pouvez déjà entendre dans l'extrait en bas, les églises étaient détruites parce qu'ils trouvaient que le christianisme était une attaque contre la culture norvégienne. J'ai déjà vu les églises typiques quand j'étais à Oslo moi-même et même si je ne suis pas du tout une personne croyant, c'est assez difficile à comprendre comment on peut brûler des monuments tellement impressionnant et significatif pour la culture norvégienne ou même scandinave. Le film reste par contre très intéressant et offre un point de vue assez particulier sur cette petite scène.


samedi 7 novembre 2009

† DEPARTURES † Au revoir et à bientôt à la manière japonaise




Hier j’ai vu Departures, un film japonais qui est déjà sortis en juin, mais qui est encore au cinéma Bellevaux et lequel je peux vous recommander vivement ! Il s’agit du personnage principal Daigo qui retourne avec son épouse Mika dans la province rurale du nord du Japon où il est grandis après l'éclatement de l'orchestre dans lequel il jouait depuis des années à Tokyo. À Yamagata, il répond à une annonce pour un emploi "d'aide aux départs", imaginant avoir affaire à une agence de voyages. Daigo s'aperçoit qu'il s'agit en réalité d'une entreprise de pompes funèbres, mais accepte l'emploi à cause du salaire très élevé. Avoir accepté ce travail, il découvre les rites funéraires, tout en cachant à sa femme sa nouvelle activité, en grande partie taboue au Japon.

Ce film japonais est facilement le meilleur film que j’ai vu les derniers douze mois. Personnellement je ne trouvais pas seulement intéressant le lien et le rapport montré entre humains, mais également le rapport entre humains et animaux. Bien sûr le mort est partout : dans les nouvelles, dans les journaux est bien sûr sur notre table, mais on ne pense pas à la mort jusqu’à ça arrive à quelqu’un qu’on connaît. Un point que j’ai trouvé donc intéressant est que le mort est seulement un taboue quand il s’agissait d’un être humain. Je ne sais pas du tout si le réalisateur voulait passer un tel message…

En tout cas, la musique classique, les images et le pouvoir de scènes clés étaient très impressionnants et si vous n’arrivez plus de voir le film au cinéma, il faut absolument le louer ou même acheter. Ce film japonais est une vraie perle et il n’a pas gagné l’Oscar du meilleur film étranger 2009 pour rien.



bande annonce par Filmtrailer.com

≈ A Storm Of Light ≈ à l’Usine cinq novembre deux mille neuf (avec Zatokrev & Minsk)

Ce jeudi passé, Paul et moi sommes finallement allés voir le groupe A Storm Of Light à L’Usine. Paul vien en fait de Belfast et ça fait juste six mois qu’il habite à Lausanne avec sa copine. Quand il habitait à Belfast, il jouait pour le groupe Stand-Up Guy et en arrivant à Genève, Paul m’a dit qu’il a déjà rencontré Josh Graham de A Storm of Light avec son ancient groupe Red Sparowes. pendent un tournée avec Stand-Up Guy. Donc on a eu la chance d’entrer gratuitement parce qu’il pouvait nous mettre sur la liste des invités, un privilège que je trouve souvent superflu en considérant que l’entrée était seulement 20 francs.



C’est 20 francs pour trois groupes dont deux qui venaient des Etats-Unis. Il faut savoir cependant que l’Usine, comme centre culturel autogéré, a toujours une politique des prix qui est vraiment très loyal pour les gens qui ont un petit budget pour ces sortes d’événements. En plus, l’Usine a des excellents techniciens du son et un system de sonorisation qu’on ne trouve souvent même pas dans les endroits très commerciaux qui ont beaucoup plus d’argent que l’Usine. Donc à la fin, les 20 francs étaient investis pour l’achat d’un CD (15 francs!) et une bière.

Le premier group suisse Zatokrev était pas mal et encore mieux que Minsk, qu’on ne trouvé pas très intéressant, mais c’était évident pour nous qu’on est vraiment venu pour voir A Storm Of Light. C’est souvent le cas qu’on se réjouit tellement de voir un groupe qu’on oublie de faire vraiment attention aux autres artistes qui jouent avant ou après son groupe préféré. À la fin, A Storm of Light ont donné une performance exceptionnelle avec des visuels très forte (même si c’est très difficile à voir dans les photos) qui ont bien supporté la musique précise, rythmique et traînante. Josh nous a dit qu’il prend des cours de chant parce que selon lui il «  ne sait absolument rien de chanter », une déclaration que je ne partage pas du tout en écoutant l’album, mais le chant était par contre assez bas dans l’ensemble de performance et je lui ai dit qu’il faut absolument mettre plus d’accent sur sa voix. En résumé, le concert était superbe et on était content d’être parmi les 50 personnes qui ont partagé à ce événement.



(photos: Andreas Mikota)

dimanche 1 novembre 2009

♥ BOHREN & DER CLUB OF GORE ♥ ambient doom jazz




(photo: pias recordings)

Un de mes groupes allemands préférés qui éxistent encore est le groupe de Cologne BOHREN & DER CLUB OF GORE qui jouent une mélange entre « unholy ambient slow jazz ballads, Black Sabbath doom and down tuned Autopsy sounds » comme le groupe décrit son style sur le site. Un grand choix d’instruments sont utilisées comme le e-bass ou double basse, saxophone ténor, piano Rhodes ou vibraphone et tambours joués avec des brosses. Les pièces instrumentales sont principalement caractérisées par des atmosphères sphériques, minimalistes, lentes et méditatives.

Vous pouvez obtenir ici une chanson gratuite et lire ci-après l’interview que j’ai faite par mail en 2004 ou lire une interview plus récent ici.